
Histoire et patrimoine
Arras : histoire et patrimoine du Pas-de-Calais
Places flamandes, beffroi, boves, bataille de 1917, tapisseries et cuisine d’Artois : un guide indépendant. En savoir plus sur Godz Casino.
Trois angles pour lire Arras et l’Artois
Des places reconstruites aux galeries de craie, de la Grande Guerre aux tapisseries et à la table du Nord : chaque thème a sa page de référence, factuelle et datée.
Patrimoine bâti
Grand’Place, Place des Héros, beffroi, citadelle et boves : l’histoire de chaque monument, avec dates clés.
Guerre 1914-1918
Une ville proche du front : bombardements, bataille d’avril 1917, carrière Wellington et mémorial de Vimy.
Tapisseries et table
Les tentures qui ont donné leur nom à la ville, puis la cuisine d’Artois lue comme un héritage culturel.
Le projet
Un regard indépendant sur l’histoire d’Arras
Regards sur l’Artois est un guide indépendant consacré à l’histoire et au patrimoine d’Arras et du Pas-de-Calais, de la Grand’Place aux champs de bataille.
Ni hôtel, ni office de tourisme, ni musée : chaque page présente des faits, des dates et leur contexte.

Avril 1917 : la bataille d’Arras et la crête de Vimy
Une offensive alliée préparée sous la ville, dans les carrières de craie : plan, acteurs et bilan.
Les thèmes
Du patrimoine bâti à la cuisine d’Artois, six entrées au choix
Chaque page explique un lieu, un événement ou une tradition : ce que c’est, comment cela s’est construit et pourquoi cela compte, avec les dates et les chiffres établis.
Grand’Place
Deux places d’esprit flamand : marchés médiévaux, façades baroques, destruction de 1914-1915 et reconstruction.
Citadelle de Vauban
Le chantier de 1668 à 1672, la « belle inutile » et le rôle de la forteresse au XXe siècle.
Boves
Les galeries de craie sous les places : caves marchandes, puis abris pendant les deux guerres mondiales.
Mémorial de Vimy
Le mémorial national canadien, la crête prise en avril 1917 et l’œuvre du sculpteur Walter Allward.
Tapisseries d’Arras
Un essor au XIVe siècle, la concurrence de Tournai et l’origine du mot « arras » pour désigner une tenture.
Cuisine d’Artois
Rat d’Arras, andouillette, chicons, tarte au maroilles, carbonade : des plats lus comme un patrimoine.
Dossiers
Derniers articles
Histoire des tapisseries d’Arras et deux plats du Nord : tarte au maroilles et carbonade flamande.
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Les tapisseries d’Arras
Histoire des tapisseries d’Arras : essor au XIVe siècle, concurrence de Tournai, prise de la ville par Louis XI en 1477 et mots « arazzi » et « arras ».
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La tarte au maroilles
Origines de la tarte au maroilles : le fromage de Thiérache, son AOP, la parenté de la tarte avec la flamiche et la goyère, et sa place dans la cuisine du Nord.
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La carbonade flamande
La carbonade flamande, bœuf mijoté à la bière : origine flamande, ingrédients traditionnels, différences avec le bœuf bourguignon et place dans le Nord.
Arras, ville d’Artois entre Flandre et France
Arras est aujourd’hui la préfecture du Pas-de-Calais, au cœur d’un territoire dont l’histoire a souvent basculé entre principautés et royaumes. La ville fut la capitale historique de l’Artois, un comté distinct de la Flandre malgré des proximités géographiques et des affinités visibles dans l’architecture et la cuisine. Deux traités conclus à Arras, en 1435 et en 1482, témoignent de son rôle dans les négociations européennes. Si les conflits ont marqué son destin, les sièges et les destructions ont aussi entraîné plusieurs transformations de la ville.
Une capitale historique de l’Artois
Arras est la préfecture du Pas-de-Calais, dans les Hauts-de-France, et la principale ville de l’Artois historique. Ce nom désigne un ancien comté, puis une province du nord de la France, dont les limites ont évolué au fil des siècles. Il ne se confond pas avec la Flandre : Arras appartient à l’Artois, même si les échanges et les voisinages ont rapproché les deux territoires.
Au Moyen Âge, la ville est un centre politique et administratif important du comté. Elle accueille les institutions des pouvoirs qui se succèdent en Artois et joue un rôle dans l’organisation de ses affaires. Cette position se prolonge à l’époque moderne, lorsque l’Artois devient une province du royaume de France. Aujourd’hui encore, la préfecture rappelle la fonction administrative d’Arras à l’échelle du département.
Les ressemblances avec certaines villes flamandes tiennent notamment aux échanges régionaux et aux influences architecturales ; elles ne changent pas l’appartenance historique d’Arras. Une visite permet ainsi de lire une identité artésienne façonnée par sa position entre Flandre et France.
Des traités qui portent son nom
Au XVe siècle, Arras accueille deux négociations majeures entre les pouvoirs qui se disputent l’équilibre du royaume de France et des territoires bourguignons. Le congrès de 1435 rapproche Charles VII et Philippe le Bon ; le traité de 1482 règle une partie de l’héritage de Marie de Bourgogne entre Louis XI et Maximilien d’Autriche.
| Date | Parties | Décision et portée |
|---|---|---|
| 21 septembre 1435 (Godz Casino France) | Charles VII, roi de France, et Philippe le Bon, duc de Bourgogne | Le traité met fin à leur conflit et à l’alliance bourguignonne avec les Anglais. Philippe reconnaît Charles VII comme roi ; la réconciliation modifie le rapport de force pendant la guerre de Cent Ans. |
| 23 décembre 1482 | Louis XI, roi de France, et Maximilien d’Autriche, veuf de Marie de Bourgogne | L’accord prévoit le mariage de Marguerite d’Autriche avec le dauphin Charles et attribue notamment l’Artois et la Franche-Comté à la dot de la jeune princesse. La France en obtient alors le contrôle. |
| 1493, après l’accord de 1482 | Charles VIII et Maximilien d’Autriche | Le traité de Senlis met fin au dispositif matrimonial et restitue à Maximilien l’essentiel des territoires concernés, dont l’Artois. Il montre que les conséquences de l’accord d’Arras de 1482 restent provisoires. |
En 1435, la négociation porte d’abord sur la rupture entre la monarchie française et la Bourgogne ; en 1482, elle organise un héritage et une alliance dynastique. Pour Arras et l’Artois, ces accords inscrivent la ville dans les rivalités diplomatiques sans établir à eux seuls une frontière durable. Le rôle de place de négociation se lit dans ces décisions prises au nom des souverains, alors que les changements de souveraineté se poursuivent au-delà des rencontres.
Une ville détruite puis reconstruite
La prospérité médiévale d’Arras repose en partie sur le textile : draps et tentures fabriqués par ses artisans circulent bien au-delà de l’Artois. Cette activité attire tisserands et négociants, mais les conflits fragilisent la production. En 1477, après la mort de Charles le Téméraire, Louis XI prend Arras. La répression et le départ imposé à une partie des habitants dispersent des artisans, dont des tisserands, et affaiblissent durablement cette richesse urbaine.
La ville est de nouveau prise lors du siège de 1640, au cours de la guerre franco-espagnole. Les troupes françaises s’en emparent après plusieurs semaines de siège ; Arras passe alors sous l’autorité française. Le traité des Pyrénées, signé en 1659 entre la France et l’Espagne, confirme la cession de l’Artois à la France et consolide ce changement politique.
Au XXe siècle, les combats et les bombardements de la Première Guerre mondiale endommagent fortement Arras. La reconstruction de l’après-guerre rétablit des rues et des bâtiments atteints, tout en adaptant la ville aux besoins de ses habitants. Pour situer son histoire, retenez donc trois repères : Arras est artésienne, les traités de 1435 et 1482 portent son nom, et les destructions de guerre ont imposé de reconstruire son tissu urbain.
Grand’Place, Place des Héros et beffroi
Au cœur d’Arras, la Grand’Place et la Place des Héros forment un ensemble urbain remarquable par ses façades serrées et ses arcades. Le beffroi domine ce paysage et sert de repère dans le centre ancien. Ces espaces associent l’héritage architectural des anciens Pays-Bas à une histoire marquée par les destructions de la Première Guerre mondiale. Leur visite permet d’observer à la fois un dessin urbain ancien et les choix de reconstruction du XXe siècle.
Deux places jumelles d’esprit flamand
La Grand’Place et la Place des Héros composent un vaste ensemble de places contiguës, bordées de maisons aux façades rapprochées. Leur langage architectural, d’inspiration flamande et baroque, se lit dans les pignons, les arcades et le rythme régulier des travées. Les bombardements de 1914-1915 détruisirent les deux places ; leur reconstruction fut menée dans les années 1920 et 1930 en suivant leur dessin historique. Les détails des façades donnent à voir les principales caractéristiques de cet ensemble :
- Les arcades du rez-de-chaussée forment des passages couverts continus, soutenus par des piliers et destinés à accompagner la circulation le long des façades.
- Les pignons à volutes et les couronnements découpés rappellent les modèles flamands, avec des silhouettes variées qui animent les lignes des toitures.
- Les travées étroites et rapprochées donnent aux maisons un front urbain dense, où chaque façade conserve une composition distincte au sein de l’ensemble.
- Les pilastres, corniches et encadrements de fenêtres structurent les élévations et soulignent leur décor baroque, sans rompre l’alignement général des bâtiments.
- Les matériaux et les teintes claires des façades participent à l’unité visuelle des deux places, tandis que les ornements différencient les maisons.
Les plans anciens, les photographies et les relevés ont guidé la restitution des élévations ; l’architecte en chef de la reconstruction, Pierre Paquet, coordonna ces travaux. Le choix de reprendre le dessin antérieur a préservé les proportions des places et leur caractère flamand, plutôt que d’introduire un nouvel urbanisme après les destructions.
Un beffroi inscrit à l’UNESCO
Dressé près des places, le beffroi constitue le repère vertical le plus visible du centre d’Arras. Sa silhouette gothique, terminée par une couronne, se distingue des lignes horizontales des façades et permet de situer le cœur historique depuis plusieurs rues. Commencée en 1463 et achevée en 1554, sa construction s’est étendue sur près d’un siècle ; la tour visible aujourd’hui a toutefois été rebâtie après les destructions de la Première Guerre mondiale. Le beffroi d’Arras appartient au bien sériel des « Beffrois de Belgique et de France », inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. L’inscription initiale concernait des beffrois belges en 1999 ; une extension adoptée en 2005 a ajouté des monuments du nord de la France, dont celui d’Arras. Il ne s’agit donc pas d’une inscription isolée portant uniquement sur la tour arrageoise : celle-ci est reconnue comme l’un des éléments d’un ensemble transnational de beffrois. Cette inscription distingue un patrimoine architectural partagé, dont les tours témoignent de l’histoire urbaine des villes concernées. À Arras, le beffroi associe ainsi une fonction de repère à une valeur patrimoniale reconnue à l’échelle internationale. La tour actuelle, comme la plupart des édifices visibles dans le centre, résulte d’une restitution historique fidèle ; l’aspect homogène des places et de leurs abords vient de cette reconstruction coordonnée.
Arras dans la Grande Guerre
Le sous-sol de craie a joué un rôle militaire décisif dans l’histoire d’Arras. Sous les rues, des espaces creusés au fil des siècles ont été réaménagés pour préparer et abriter les troupes. Leur utilisation a contribué à faire de la ville une base pour l’offensive du printemps 1917. La bataille d’Arras et la prise de la crête de Vimy sont liées, mais constituent deux épisodes distincts.
Sous la ville, les boves et la carrière Wellington
Le sous-sol crayeux d’Arras conserve des boves, des galeries et d’anciennes carrières dont les fonctions ont évolué avec le temps. Pendant la guerre, ces espaces furent adaptés aux besoins des troupes.
- Les boves désignent des espaces souterrains creusés dans la craie, souvent utilisés comme caves ou lieux de stockage avant d’être intégrés aux aménagements militaires.
- Les carrières avaient été ouvertes pour extraire la pierre nécessaire aux constructions ; leurs chambres et galeries offraient des volumes protégés sous le niveau des rues.
- Les galeries servaient d’abris contre les tirs et les bombardements, permettant aux soldats de se mettre à couvert à proximité des lignes de front.
- Des espaces souterrains furent également aménagés en postes de soins et en lieux de cantonnement, où les hommes pouvaient attendre avant leur déplacement vers les positions.
- À la carrière Wellington, des galeries anciennes furent reliées et préparées par les tunneliers néo-zélandais pour faciliter la circulation et le rassemblement des troupes.
Cette infrastructure cachée a fait d’Arras une base de préparation pour l’offensive d’avril 1917 : les soldats pouvaient rejoindre les zones d’attaque à couvert. Le musée de la carrière Wellington, ouvert en 2008, permet aujourd’hui de découvrir ces galeries et leur rôle militaire.
Le printemps 1917 et la crête de Vimy
L’offensive d’Arras commence le 9 avril 1917, lundi de Pâques, et se prolonge jusqu’à la mi-mai. Les forces britanniques attaquent les positions allemandes dans le secteur d’Arras afin de gagner du terrain et de soutenir l’offensive générale menée par les Alliés au printemps. L’attaque s’appuie sur une préparation souterraine : les passages creusés sous la ville permettent de rassembler et d’abriter des soldats avant leur engagement.
La prise de la crête de Vimy, du 9 au 12 avril, est menée par le Corps canadien sous commandement britannique. Les quatre divisions canadiennes attaquent ensemble les positions allemandes établies sur cette hauteur stratégique, au nord d’Arras. La progression se déroule dans le cadre de la bataille d’Arras, mais Vimy en constitue un épisode distinct, avec son propre objectif et son déroulement particulier.
La conquête de la crête contribue à sécuriser le flanc nord de l’offensive et donne aux Alliés le contrôle d’un point dominant le paysage environnant. La bataille d’Arras, plus vaste et plus longue, continue après la prise de Vimy jusqu’à la mi-mai 1917. Dans le Pas-de-Calais, ces opérations illustrent l’ampleur de l’engagement militaire et l’impact durable de la Première Guerre mondiale sur le territoire.
Tapisseries, traditions et cuisine d’Artois
L’histoire d’Arras s’exprime aussi dans des métiers et des usages qui ont franchi les siècles. La ville a donné son nom à une production textile recherchée bien au-delà de l’Artois. Son emblème animalier reste visible dans les représentations populaires, tandis que les spécialités régionales rappellent les échanges entre les cuisines d’Artois et de Flandre. Tapisserie, symboles et table composent ainsi un héritage vivant, encore associé à l’identité locale.
Quand « arras » désignait une tenture
Au Moyen Âge, Arras est l’un des grands centres européens de fabrication de tapisseries. Les ateliers produisent de vastes tentures tissées, souvent destinées à orner les demeures et les édifices religieux. Les scènes peuvent être religieuses, historiques ou courtoises : elles transforment un mur froid en surface décorée et contribuent à montrer le rang de celui qui les commande. Cette production repose sur un travail spécialisé, du dessin préparatoire au tissage, réalisé avec des fils de laine et, selon les pièces, de soie.
Le nom de la ville s’est diffusé avec ces textiles. L’italien « arazzi » désigne les tapisseries et dérive du nom d’Arras ; l’anglais « arras » a lui aussi pris le sens de tenture murale. Ces mots témoignent de la réputation acquise par les ateliers arrageois auprès des cours et des commanditaires étrangers. Ils ne désignent pas une technique propre à la ville, mais gardent la trace de l’importance de son industrie textile médiévale.
La prospérité des tisserands est toutefois brisée par la prise d’Arras par Louis XI en 1477. À la suite de cet événement, les artisans sont dispersés et leur savoir-faire se transmet dans d’autres centres de production. Le nom continue de circuler en Europe alors que l’activité locale décline : cette dissociation entre une ville et le mot employé pour ses tentures est un cas remarquable de diffusion culturelle. Dans l’histoire des métiers d’art du Pas-de-Calais, l’ancienne industrie arrageoise rappelle ainsi qu’un nom de lieu peut survivre à la disparition des ateliers qui l’ont rendu célèbre.
Rat d’Arras, andouillette et chicons
Le rat figure sur les sceaux de la ville dès le XIVe siècle et demeure un emblème traditionnel d’Arras. Il inspire aussi une confiserie en forme de rat, souvent réalisée en chocolat, qui transpose ce symbole dans les vitrines et les cadeaux gourmands. À côté de cette spécialité, la table régionale rassemble des produits et des plats qui marquent l’identité de l’Artois et des territoires voisins.
- Rat d’Arras : cette confiserie moulée reprend la silhouette de l’emblème municipal ; sa forme familière associe un signe historique de la ville à une gourmandise contemporaine.
- Andouillette : servie chaude, notamment grillée ou poêlée, elle appartient aux spécialités charcutières appréciées dans la région et occupe une place reconnaissable dans les repas de brasserie.
- Chicons : nom donné aux endives dans le Nord, ils se dégustent notamment braisés ou en gratin ; leur présence relie la cuisine arrageoise aux habitudes régionales.
- Maroilles : ce fromage à pâte molle et à croûte lavée vient de Thiérache, dans les Hauts-de-France ; il s’invite sur les plateaux comme dans des préparations chaudes.
- Carbonade : ce plat de bœuf mijoté à la bière appartient aux traditions culinaires flamandes ; il rappelle les échanges de recettes entre l’Artois et la Flandre.
Ces mets n’ont pas tous la même origine ni le même statut : certains sont attachés à un savoir-faire local, d’autres sont partagés à l’échelle régionale. Leur présence sur les menus et dans les habitudes familiales entretient une culture locale faite de produits familiers, de plats généreux et de références communes.
Pour découvrir cette identité culinaire, les marchés, les commerces alimentaires et les tables d’Arras permettent de rencontrer aussi bien des spécialités associées à la ville que des produits des Hauts-de-France. Le rat rappelle l’emblème municipal, tandis que les recettes à base de chicons, de maroilles ou de bière inscrivent le repas dans un paysage régional plus large.
Questions fréquentes sur Arras
Ces repères répondent aux questions courantes sur les monuments et les événements marquants d’Arras.
Pourquoi les places d’Arras paraissent-elles si homogènes ?
Les places paraissent homogènes parce qu’elles ont été reconstruites après 1918 au cours d’une même campagne, selon leur dessin historique. Les bombardements de 1914 et 1915 avaient détruit ou fortement endommagé une grande partie des bâtiments. La reconstruction a repris les façades régulières, les arcades et les lignes d’ensemble qui caractérisent aujourd’hui ces espaces. Cette continuité du plan explique leur unité visuelle, malgré la reconstruction.
Le beffroi d’Arras est-il d’origine ?
Le beffroi actuel reprend l’apparence de l’édifice historique, mais sa structure n’est pas d’origine. Sa construction s’est déroulée de 1463 à 1554, avant sa destruction en 1914 pendant la Première Guerre mondiale. Il a été reconstruit de 1924 à 1932 en béton armé, une technique moderne qui diffère de la maçonnerie de la tour médiévale. Les formes visibles évoquent l’ancien monument, tandis que son ossature relève de la reconstruction du XXe siècle.
Pourquoi un rat est-il le symbole d’Arras ?
Le rat figure sur des sceaux d’Arras dès le XIVe siècle et son origine exacte ne se réduit pas à une seule explication. Une interprétation populaire joue sur l’expression « à rats », rapprochée du nom de la cité. Une légende associe aussi l’animal au siège de 1640, lorsque les défenseurs auraient utilisé des rats pour transmettre des messages. Ce récit contribue à l’imaginaire local, aux côtés des traces héraldiques médiévales.
La bataille d’Arras est-elle la même chose que la bataille de Vimy ?
Non : la prise de Vimy est un épisode précis de la bataille d’Arras, qui s’étend du 9 avril à la mi-mai 1917. L’offensive de Vimy se déroule du 9 au 12 avril, lorsque les troupes canadiennes prennent la crête aux forces allemandes. La bataille d’Arras couvre un front et une durée plus larges, avec plusieurs opérations alliées. Les deux noms désignent donc des événements liés, mais pas interchangeables.
Sous Arras, les boves de craie
Anciennes carrières devenues caves, puis abris : une histoire souterraine.
